Depuis le Moyen Âge, la Côte­ d’Or est reconnue pour l’abondance de ses ressources naturelles et ses matières premières. Au sein du département, des terres arables jouxtent les prairies et les zones de pâturage. Mais alors que les années passent, les différentes cultures se transforment au rythme du changement des paysages. Plongeons-nous donc dans la passionnante histoire de l’évolution de l’agriculture de la Côte­ d’Or.

L’agriculture de la Côte­ d’Or, hier et aujourd’hui

Carte géographique du département de la côte d'Or, À la fin du XIXe siècle, les paysages de la Côte-d’Or se transforment : forêts et terres agricoles dominent l’espace ; ces dernières occupent la moitié du département pendant de nombreuses années.

Au fil du temps, les surfaces forestières et celles des prairies augmentent de manière considérable, alors que les terres labourables diminuent.

L’agriculture côte-d’orienne se décline en quatre grands axes :

• Céréales et grandes cultures
• Viticulture
• Polyculture-­polyélevage
• Bovins viande

Parmi toutes ces exploitations, une forte tendance végétale se dessine et domine avec la culture de blé, d’orge et de colza. Tandis que certaines productions régressent, se font rares et disparaissent, d’autres refont surface comme celle de la moutarde.

La betterave industrielle, importée dans le département en 1811, disparaît en 2008 suite à la fermeture de la sucrerie d’Aiserey. De même que la culture du houblon : on n’en verra plus une trace à la fin des années 80. La pomme de terre atteint le summum de sa production vers la fin du XIXe siècle avec 24 400 ha, mais elle est descendue à 470 ha (2013).

En 1850, les cultures fruitières se développent, notamment celles de la framboise et de la groseille. La production du cassis suit le diapason et c’est d’ailleurs celle qui se maintiendra.

L’agriculture côte-d’orienne, un secteur largement dominé par la viticulture

Vignoble en département Côte d'Or,L’agriculture côte-d’orienne est principalement basée sur la culture viticole. À elle seule, la viticulture dispose de l’exploitation la plus élevée de tous les départements bourguignons. La vigne constitue ainsi un pilier indéracinable de l’économie avec d’autres productions végétales et les céréales.

Depuis 1882, la culture viticole est mise à rude épreuve. Plusieurs facteurs sont en cause, notamment le manque de main-d’œuvre, des problèmes de rentabilité, mais aussi des maladies. Une situation qui entraîne la diminution de la surface de production, et cela, pendant plusieurs années. En 1945, la surface augmente. Le vignoble regagne ainsi ses lettres de noblesse.

Quant aux productions animales, elles restent minoritaires. Depuis 1840, l’élevage bovin progresse avec des troupeaux pour la plupart allaitants, alors que la production ovine connaît une forte régression.

Des terres agricoles aux profils différents

Blé en département Côte d'Or La Côte-d’Or se scinde en trois entités, catégorisées par la taille de leurs exploitations : grandes, moyennes et petites exploitations.

L’agriculture côte-d’orienne est répartie dans plusieurs territoires agricoles, chacun ayant sa propre spécialité. Au nord-ouest, le Tonnerois et la Vallée sont des régions de céréales et de grandes cultures, alors que Le Crémant est plus orienté vers la viticulture.

Le Morvan, au sud-ouest, concentre son exploitation à l’élevage. Les terres d’Auxois sont de grande taille. Ses paysages de bocage assurent la production de bovins viande, dont une majeure partie dédiée à l’élevage charolais.

Plateau Langrois-Montagne, situé au centre de la Côte-d’Or, dispose du taux d’exploitations le plus élevé du département. L’étendue de son territoire se prête à la culture de céréales. Mais cette région agricole est surtout reconnue traditionnellement comme un bastion de la production laitière en Bourgogne.

La Côte viticole et l’Arrière­-Côte de Bourgogne possèdent des exploitations de petite taille, consacrées à la production de vigne.

Au nord-­est, Vingeanne est une région de céréales et de grandes cultures. Pareil pour La Plaine et le Val de Saône. Leurs terres mixtes offrent de nombreuses possibilités de culture. Les sols sableux de Val de Saône sont propices à la production légumière, alors que les plus fertiles permettent les productions céréalières et animales.

Des actions pour soutenir l’activité agricole de la Côte-d’Or

 

Aujourd’hui, de nombreux défis restent encore à relever pour pérenniser les activités agricoles. L’agriculture de la Côte-d’Or est en effet confrontée à plusieurs problématiques liées à des aléas climatiques, l’urbanisation, les prix de vente, mais aussi des contraintes à la fois sanitaires et même politiques.

Pour préserver ses ressources et soutenir l’activité agricole, le département multiplie les initiatives à l’instar du Projet alimentaire territorial de 2019 qui s’articule autour de la valorisation des produits, le développement ainsi que l’accès à une alimentation locale de qualité tout en promouvant le savoir-faire des agriculteurs côte-d’oriens.

 

L’équipe Terroir-Artisan, Frédéric

 

 

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