« Pour un Écossais, le whisky est aussi inoffensif que le lait pour le reste de l’humanité. »
Mark Twain.

Les tout premiers débuts

Le whisky écossais existe depuis des centaines d’années. Certains récits disent que des moines missionnaires chrétiens auraient inventé l’art de distiller de l’eau de vie dès 432. Au moyen-âge les alchimistes tentaient de leur côté de créer un élixir de longue vie, grâce à toutes sortes de produits différents. Ces expériences ont donné à terme un résultat certainement plus proche de ce que l’on appelle maintenant l’eau de vie. Mais le procédé n’était pas exactement le même que celui qui est employé pour le Scotch.

Les agriculteurs écossais revendiquent, avoir commencer à distiller du whisky grâce à l’excédent d’orge dès 1494. Avant cela, ils auraient découvert le secret de la fermentation des céréales et du maltage en laissant malencontreusement un seau rempli d’orge dehors. Durant une nuit pluvieuse, l’orge mouillée, en germant dans le seau aurait donné une fermentation odorante. Grâce à un concours de circonstances la première orge maltée était née ! Les agriculteurs écossais ont eu l’idée de laisser sécher le malt et de le broyer, puis de le mélanger ensuite avec de l’eau et de le brasser. Ils donnèrent ainsi naissance au premier moût basique, fermenté à base d’orge. Les tests de distillation pouvaient alors commencer !

Dès le XVème siècle la pratique de la distillation était déjà devenue régulière en Écosse, puisque les premières fabriques produisaient environ 1500 bouteilles par an. Ce qui à notre époque peut paraître minime mais nous parlons bien des débuts de cette pratique. Le matériel utilisé et le manque d’expérience relatif, donnaient parfois lieu à un résultat hasardeux qui pouvait s’avérer nocif, selon les dires. En effet les premiers scotchs étaient proches d’une liqueur très fortes à base d’orge malté, incomparable aux élixirs que l’on déguste de nos jours. Certains d’entre eux étaient même utilisés à des fins médicinales. Malgré cela le whisky prit rapidement sa place dans la vie sociale et économique écossaise. Il ne faut pas oublier que déjà à l’époque, de nombreuses distilleries contribuaient en permanence à améliorer la qualité des produits.

Pour les Irlandais, Saint Patrick aurait ramener un alambic après un voyage dès le Vème siècle. En son honneur, la fête de la Saint Patrick est d’ailleurs devenue une coutume annuelle accompagnée de boissons locales.

L’origine du nom ou le gaélique écossais dans le whisky

Le nom whisky vient du gaélique écossais uisge beatha, qui veut dire eau de vie dans cette langue. Le gaélique est une langue celtique, encore parlée aujourd’hui par les autochtones dans certaines régions d’Écosse. Au fur et à mesure, le mot uisge beatha a été abrégé, déformé, légèrement prononcé autrement. Il a alors donné naissance au nom whisky que nous connaissons de nos jours.
Certains whiskies ont directement un nom gaélique eux aussi, de nombreux exemples pourraient être pris. En voici un, connu des amateurs : le Laphroaig que l’on prononce la-froyg, distillé et vieilli sur l’île d’Islay à l’ouest de l’Écosse. Son nom signifie en gaélique la grotte de la baie. Comme nombre de whiskies de l’île, il dégage une odeur de fumée, médicamenteuse et camphrée. Il est fort en arômes avec un taux de phénol important, on peut aisément le classer dans les whiskies tourbés.

Boire du whisky doit toujours rester un plaisir, terroir-artisan.fr vous souhaite de bonnes dégustations…!

 

L’équipe Terroir-Artisan

 

Connaître le whisky Français

 

 

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